J'adore comment la réalisatrice utilise les plans serrés sur les visages. Dans L'AMOUR INNOCENT ET BLANC, le regard de la petite fille quand elle parle à sa mère est d'une pureté désarmante. Ça contraste tellement avec la tension palpable entre les adultes. Un chef-d'œuvre de subtilité.
Cette fin où ils sont dos à dos, séparés par un mur invisible... C'est la définition même de la solitude partagée. L'AMOUR INNOCENT ET BLANC capture parfaitement cette douleur moderne où l'on est ensemble mais si loin. La lumière bleue ajoute une mélancolie incroyable à l'ambiance.
Le plan sur l'homme seul, la tête dans les bras, est d'une violence inouïe. On devine son désarroi sans qu'un mot soit prononcé. Dans L'AMOUR INNOCENT ET BLANC, la souffrance masculine est montrée avec une pudeur rare. On a juste envie de le prendre dans nos bras.
Ce qui me touche le plus dans L'AMOUR INNOCENT ET BLANC, c'est la relation mère-fille. Peu importe les problèmes des adultes, la mère reste un roc pour son enfant. Ces moments de câlins dans le lit sont des bulles de douceur dans un océan de tensions.
Pas besoin de dialogues explosifs pour créer du drame. L'AMOUR INNOCENT ET BLANC prouve que le silence peut être assourdissant. La façon dont la femme regarde son mari avant de partir, puis dont il reste seul... C'est une leçon magistrale de narration visuelle.