J'adore le rythme effréné de M. Surprise. À peine la nouvelle annoncée dans le bureau avec vue sur la ville, que l'action bascule dans le hall puis dans la rue. La transition vers la banlieue calme est un contraste saisissant. Voir cette jeune femme innocente se faire traquer par une meute de journalistes crée une angoisse immédiate. C'est du grand art narratif.
Le contraste entre le luxe froid du bureau et la maison suburbaine est frappant dans M. Surprise. La scène où elle laisse tomber son sac de courses en voyant les caméras est déchirante. On ressent sa panique pure. Les dialogues sont cinglants, surtout quand le méchant ordonne de l'entourer. Une mise en scène qui met mal à l'aise tant elle est réaliste.
La motivation du patron est claire : c'est pour Willow. Mais la méthode est expéditive. Dans M. Surprise, on voit bien que la loi du plus fort s'applique. La scène d'expulsion de Troy montre qu'il n'a pas peur de se salir les mains. Cependant, la fin avec la jeune femme blonde laisse présager que la vraie victime pourrait être celle qu'on cherche à protéger.
L'esthétique de M. Surprise est incroyable. Les gratte-ciels, les costumes sombres, puis le soleil couchant sur la maison familiale. Tout est pensé pour créer une atmosphère lourde. La façon dont les gardes du corps maîtrisent Troy montre une puissance brute. Et ce final où la foule envahit la pelouse... on retient son souffle. Vivement la suite pour savoir qui est vraiment Willow.
Ce qui m'a marqué dans M. Surprise, c'est l'importance de cette vidéo sur les violences domestiques. C'est le catalyseur de toute l'action. Le patron est prêt à tout renverser pour ça. Mais la réaction de Troy, qui menace immédiatement la femme, montre qu'il est vraiment dangereux. La course-poursuite finale est haletante, on a envie de crier à l'écran.