Dès les premières secondes de MORTEL SOLITAIRE, on est happé par l'urgence de la situation. La main bandée, les larmes, le garde impassible... Chaque détail construit un puzzle effrayant. Le rythme est parfait, ni trop lent ni trop rapide. C'est du suspense pur qui laisse sur sa faim dans le bon sens du terme.
J'adore comment la caméra alterne entre l'action en temps réel et les écrans de contrôle. Cela donne une dimension voyeuriste très malaisante à MORTEL SOLITAIRE. Le moment où le garde boit son thé tranquillement tandis que le drame se joue sous ses yeux est d'une cruauté froide magistralement mise en scène. Frissons garantis.
L'expression de la jeune femme dans son sweat à ours est déchirante. On voit la panique monter crescendo dans MORTEL SOLITAIRE. La façon dont elle s'accroche au jeune homme montre une dépendance désespérée. C'est court, mais l'impact émotionnel est violent. On a juste envie de crier à l'écran pour les prévenir.
Ce qui me fascine dans MORTEL SOLITAIRE, c'est le silence lourd du garde. Il ne crie pas, il observe. Son passage de la confrontation physique à la salle de contrôle est fluide et inquiétant. On comprend vite qu'il est le maître du jeu. La scène de l'ascenseur vue par la caméra ajoute une couche de mystère supplémentaire.
Le jeune homme aux lunettes semble tiraillé entre la protection de la fille et la peur de l'autorité. Dans MORTEL SOLITAIRE, chaque geste compte. La manière dont le garde manipule la situation sans élever la voix est terrifiante. C'est un jeu du chat et de la souris très bien orchestré dans un décor minimaliste.