Je ne m'attendais pas à ce rebondissement final dans CHOUCHOUNE DE M. HUTIN ! Le passage de l'hôpital tragique au salon luxueux est saisissant. Ce jeune homme qui reçoit le rapport d'ADN avec une telle intensité change toute la donne. On comprend soudain que cette histoire de famille est loin d'être terminée. La manière dont il lit le document, les yeux écarquillés, suggère que la vérité va tout bouleverser. J'adore comment le scénario joue avec nos nerfs.
Ce qui m'a le plus touchée dans CHOUCHOUNE DE M. HUTIN, c'est la relation entre ces deux femmes. Malgré la faiblesse physique de la mère, ses gestes pour protéger sa fille sont empreints d'une force incroyable. Le moment où elle lui tend la main pour lui donner le collier est d'une tendresse absolue. La jeune fille, bien que bouleversée, reste un pilier à son chevet. C'est une leçon d'amour pur qui traverse l'écran et nous atteint en plein cœur.
La réalisation de CHOUCHOUNE DE M. HUTIN est vraiment soignée. J'ai été marqué par l'éclairage dans la chambre d'hôpital, qui crée une intimité presque sacrée autour du lit. Les gros plans sur les mains qui se serrent ou sur le visage balafré de la patiente ajoutent une dimension très cinématographique à ce court métrage. Et puis, ce lustre immense dans la scène finale symbolise bien le poids de cette nouvelle richesse soudaine. Visuellement, c'est un régal.
Tout tourne autour de ce petit objet dans CHOUCHOUNE DE M. HUTIN. Ce pendentif semble être la clé de voûte de toute l'intrigue. La mère insiste tellement pour que sa fille le prenne, comme si c'était la seule chose qui comptait avant de partir. Et voilà que ce même objet, ou du moins son secret, resurgit avec ce test ADN. On sent que ce bijou cache l'identité réelle du père ou un lien de sang caché. Hâte de voir la suite de cette enquête familiale.
L'actrice qui joue la fille dans CHOUCHOUNE DE M. HUTIN mérite tous les éloges. Son jeu est tout en retenue et en explosion contenue. On voit la douleur dans son regard avant même qu'elle ne pleure. Sa façon de caresser le visage de sa mère mourante est d'une justesse incroyable. Elle porte toute la scène sur ses épaules frêles. C'est ce genre de performance qui rend un drame inoubliable et qui nous fait oublier qu'on regarde un écran.