Passer du hall lumineux au cabinet du président change tout. L'atmosphère se durcit, les enjeux aussi. Nina Moulin face à son destin professionnel et personnel, c'est puissant. CHOUCHOUNE DE M. HUTIN maîtrise l'art de la tension narrative. On retient notre souffle à chaque plan.
Ce petit être enveloppé dans sa couverture bleue est au centre de toutes les tensions. Il unit et divise à la fois. La façon dont elle le prend dans ses bras montre un mélange de peur et d'amour. CHOUCHOUNE DE M. HUTIN utilise ce symbole avec une grande finesse émotionnelle.
Voir son CV défiler puis la retrouver face à lui, c'est comprendre qu'elle a reconstruit sa vie seule. Sa détermination dans le regard quand elle entre dans le cabinet est admirable. CHOUCHOUNE DE M. HUTIN peint un portrait de femme forte touchant. On ne peut qu'applaudir son courage.
Il ne crie pas, il ne pleure pas, mais on voit la souffrance dans ses yeux rougis. C'est une performance subtile et bouleversante. Dans CHOUCHOUNE DE M. HUTIN, la douleur masculine est montrée avec une pudeur rare. Cela rend le personnage encore plus attachant et humain.
Le retour en arrière à l'hôpital éclaire tout d'un coup. La douceur de la mère recevant son enfant contraste avec la froideur actuelle. CHOUCHOUNE DE M. HUTIN sait doser les révélations temporelles pour maximiser l'impact. C'est brillamment orchestré du début à la fin.